Edith de Buffrénil, coach littéraire à votre service !

Crédit Photo : Edith de Buffrénil

Au pays de la langue de Molière, de plus en plus de personnes rêvent de publier un livre, et de côtoyer Guillaume Musso ou encore Agnès Ledig en tête de gondole. Pour les aider dans cette quête, des coachs littéraires sont à leurs côtés. C’est le cas d’Edith de Buffrénil, près de Fontainebleau.

Youbecom : Depuis quand êtes-vous coach en écriture ?
Edith de Buffrénil : Disons que j’ai commencé en 2011 ; j’ai d’abord exercé la fonction de directrice d’ouvrages pour de petites maisons d’édition, mais il m’est rapidement apparu que la relation directe avec les auteurs présentait plus de richesse et de liberté. Petit à petit, je me suis fait une clientèle…

Comment vous est venue l’idée de devenir coach dans ce domaine ?
Cela s’est fait naturellement. Ayant assidûment fréquenté les ateliers d’écriture, notamment ceux, du type béta-lecture, qui permettent les échanges critiques, je suis ensuite passée aux fonctions évoquées précédemment. Pour ce faire, je n’ai pas suivi de formation spécifique, mon expérience est, si l’on peut dire, celle du terrain…

La concurrence est-elle rude dans ce milieu ?
Oui, très certainement. Pour ce qui me concerne, j’ai le privilège de ne pas vivre de cette activité ; je peux donc me permettre de choisir les manuscrits et les auteurs qui m’intéressent, et de déterminer avec eux un rythme d’avancement dans le travail qui permettra la réflexion et l’approfondissement.

Comment allez-vous à la rencontre des futurs auteurs ?
Je commence à être un peu connue et, actuellement, je fais un peu de publicité par le biais d’Internet et d’autres médias, mais c’est surtout le bouche à oreille qui fonctionne et de nombreux auteurs sont venus vers moi de cette façon.

Crédit Photo : Edith de Buffrénil

Crédit Photo : Edith de Buffrénil

Quelle relation instaurez-vous avec les auteurs ?
Les auteurs me demandent de la compétence, bien entendu, et une certaine neutralité, c’est-à-dire que je dois, autant que faire se peut, m’effacer et les guider vers ce qu’intuitivement je ressens comme leur lectorat potentiel. De mon côté, je souhaite qu’ils n’attendent pas tout de moi, qu’ils soient actifs dans le choix des propositions, dans l’éventuelle réécriture de certains passages. C’est une relation intense qui perdure parfois après la fin de la collaboration et devient alors amicale. Certains auteurs reviennent également vers moi pour la relecture d’un deuxième, voire un troisième manuscrit.

Pouvez-vous nous décrire votre journée type ?
Mon activité de coaching oscille entre un tiers de temps et un mi-temps. Le rythme des échanges avec la plupart des auteurs correspond à un retour par semaine, et des discussions par mail ou par téléphone ont lieu entre ces retours ; de plus, pour diverses raisons, le suivi de certains manuscrits est plus aisé que d’autres. Mon organisation est donc plutôt hebdomadaire que journalière, il peut m’arriver de commenter intensément pendant deux ou trois jours et de me livrer à mes autres hobbys pendant le reste du temps, ou d’adopter un rythme plus régulier.

Quelle a été votre plus grande fierté depuis que vous exercez ce métier ?
Ma plus grande satisfaction vient de la reconnaissance des auteurs quand notre collaboration est terminée, mais évidemment, s’ils arrivent à trouver un éditeur ou réussissent dans le difficile parcours de l’autoédition, j’en éprouve une grande fierté !

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